le premier ministre Stephen Harper participera à la 15e conférence des nations unies sur le changement climatique à Copenhague
17 décembre 2009
OTTAWA – Le Premier ministre Stephen Harper prendra part à la Réunion des dirigeants de la 15e Conférence des Parties (Cop15) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qui aura lieu les 17 et 18 décembre 2009, à Copenhague, au Danemark. 
 
«La Conférence constitue un jalon important dans la lutte mondiale contre le changement climatique, a fait remarquer le Premier ministre Harper. Le Canada a joué un rôle constructif pendant tout le processus de négociation. Nous continuerons de demander que des mesures énergiques soient prises à l’échelle mondiale en vue de la conclusion d’un accord pour l’après-2012 qui soit juste et efficace et qui comprenne la prise d’engagements de taille par toutes les grandes économies.»
 
Le Premier ministre Harper a réitéré que le Canada continuerait de donner son aval aux initiatives internationales visant à aider les pays les plus pauvres et les plus vulnérables à s’adapter aux conséquences d’un climat changeant. 
 
Le gouvernement Harper est résolu à concourir à l’effort mondial en agissant pour réduire les émissions totales de gaz à effet de serre du Canada de 20 pour cent d’ici 2020, par rapport aux niveaux de 2006, et de 60 à 70 pour cent d’ici 2050. Dans le cadre de son approche générale, il est indispensable que le Canada harmonise ses cibles avec celles de l’administration Obama compte tenu de la grande intégration des deux économies et de leur proximité sur le plan géographique.
 
Le Canada a élaboré des politiques et des mesures qui permettront d’augmenter l’efficacité énergétique, réglementer les émissions produites par l’industrie ainsi que promouvoir la mise au point de nouvelles technologies et l’introduction de sources renouvelables dans notre éventail global de sources d’énergie.
 
La Conférence des Parties a commencé le 7 décembre et se terminera par la Réunion des dirigeants le 18 décembre.


Note d’information

L’ACTION DU CANADA SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Le Canada reconnaît que les changements climatiques constituent un problème mondial qui nécessite une solution mondiale. Nous continuerons de travailler en étroite collaboration avec nos partenaires internationaux afin de parvenir à un résultat juste, efficace et exhaustif à Copenhague.
 
Le gouvernement du Canada demeure résolu à contribuer à l’action mondiale en prenant des mesures qui lui permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre du Canada de 20 % d’ici 2020 et de 60 à 70 % d’ici 2050, par rapport aux niveaux de 2006.
 
L’objectif du Canada est réaliste compte tenu de son climat, de sa géographie, de sa population croissante et de l’importance de son secteur énergétique pour la croissance économique de tout le pays. Il va également de pair avec la cible proposée par l’administration Obama. Dans le cadre de son approche générale, il est indispensable que le Canada harmonise ses cibles avec celles de l’administration Obama compte tenu de la grande intégration des deux économies et de leur proximité sur le plan géographique.
 
Agir à l’échelle nationale

Pour atteindre son objectif, le Canada a mis en place un ensemble de politiques et de mesures qui permettront :
  • de réglementer les émissions;
  • d’accroître l’efficacité énergétique;
  • d’augmenter la part de l’énergie renouvelable dans le parc énergétique global;
  • de promouvoir et d’accélérer la mise au point et le déploiement de technologies.

Réglementer les émissions

Le gouvernement Harper travaille en étroite collaboration avec les provinces et les territoires en vue d’établir un système de plafonnement et d’échanges qui sera à l’image du nouveau programme mis en place aux États-Unis.
 
Nous avons déjà publié les règles provisoires du système de crédit compensatoire du Canada qui est conçu pour appuyer le système de plafonnement et d’échanges et ainsi générer des réductions d’émissions dans tous les secteurs de l’économie.
 
Le gouvernement Harper s’est engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre des nouveaux véhicules. Nous avons mis en place une nouvelle réglementation stricte conforme aux normes nationales obligatoires qui s’appliqueront aux  modèles de l’année 2011 aux États-Unis. Cette réglementation aura des retombées importantes sur les réductions d’émission, le transport représentant plus du quart des émissions de gaz à effet de serre totales du Canada.
 

Efficacité énergétique

Le Canada est depuis longtemps résolu à accroître l’efficacité énergétique. S’appuyant sur les résultats des programmes écoÉNERGIE, qui représentent un investissement de 3,6 milliards de dollars, le Canada a réalisé d’importants progrès en matière de conservation d’énergie et d’efficacité énergétique dans tous les secteurs de l’économie.
 
Dans le cadre de ces programmes, l’Initiative écoÉNERGIE sur l’efficacité énergétique prévoit un investissement de plus de 675 millions de dollars en vue de favoriser une utilisation plus judicieuse de l’énergie dans les maisons et les immeubles ainsi que sur les routes. En 2009, le gouvernement Harper a alloué 300 millions de dollars supplémentaires au programme écoÉNERGIE Rénovation – Maison, qui fournit un soutien financier pour la réalisation de projets d’économie d’énergie dans les maisons canadiennes.
Le budget de 2009 prévoit aussi 1,3 milliard de dollars sur deux ans pour appuyer la rénovation et l'amélioration éconergétiques des logements sociaux Les coûts seront partagés à parts égales avec les provinces et les territoires et serviront à accroître l'efficacité énergétique des logements sociaux.

Des modifications à la Loi sur l'efficacité énergétique ont permis d’établir des normes d'efficacité énergétique pour un certain nombre de nouveaux produits et des normes plus élevées pour plusieurs produits existants.


Énergie renouvelable
 
Le Canada est déjà un chef de file mondial dans l'utilisation des énergies renouvelables. Son parc énergétique est l'un des plus propres et des plus renouvelables du monde. L'hydroélectricité, principale source d'énergie renouvelable au Canada, représente environ 60 pour cent de la production d'électricité du pays, faisant de lui le deuxième producteur mondial d'hydroélectricité. Avec des sources d'énergie comme le nucléaire, la biomasse, l'éolienne et le solaire, l'énergie propre représente environ 73 pour cent de la production totale du Canada.
Le gouvernement Harper est résolu à améliorer cette performance et s'est fixé comme objectif de combler, d'ici 2020, 90 pour cent des besoins en électricité du Canada au moyen de sources d'énergie propres et non émettrices. Il entend aussi mettre en œuvre des règlements pour accroître la teneur en carburant renouvelable dans l'essence d'ici 2010, et dans le diesel et le mazout d'ici 2011 ou plus tôt, selon la faisabilité technique.

Valorisation de la mise au point et du déploiement de technologies
Depuis 2008, tant aux échelles fédérale que provinciale, le Canada a dépensé et engagé environ 11 milliards de dollars en appui aux investissements en matière d’énergie et de technologie propre. Depuis 2005, l'investissement fédéral annuel dans la recherche, le développement et la démonstration en matière d'énergie a augmenté d'environ 50 pour cent.

Une partie importante des dépenses de stimulation économique du Canada en 2009 a porté sur le développement, la démonstration et le déploiement de technologies énergétiques propres dans des domaines où le Canada peut apporter la plus grande contribution possible à l'échelle nationale et internationale. Il s'agit notamment de la capture et du stockage du carbone, de l'efficacité du réseau d'électricité, des véhicules à faible consommation, de la bioénergie et de l'énergie renouvelable comme l'éolienne, le solaire et le géothermique.
Ces dernières années, les gouvernements fédéral et provinciaux du Canada ont engagé près de 3 milliards de dollars pour la capture et le stockage du carbone, notamment :

Le Fonds pour l'énergie propre servira à financer de trois à cinq projets de démonstration de capture et de stockage du carbone de grande envergure au Canada. L'un d'entre eux consiste en la construction, en Alberta, de l'un des premiers projets de capture et de stockage du carbone entièrement intégrés au monde. Ce projet sera réalisé en partenariat avec la province de l'Alberta. 
Environ 2 milliards de dollars accordés à des projets de capture et de stockage du carbone par le gouvernement de l'Alberta, y compris la récente annonce de financement de 750 millions de dollars pour le projet Energy Quest de Shell Canada à Fort Saskatchewan.
240 millions de dollars provenant du gouvernement du Canada et 50 millions de dollars du gouvernement de la Saskatchewan pour la mise en œuvre d'un projet de capture et de stockage du carbone dans une centrale alimentée au charbon de SaskPower, à Boundary Dam. Il s'agit de l'un des premiers et des plus grands projets de démonstration de capture et de stockage du carbone de grande échelle dans une centrale au charbon.
151 millions de dollars pour des projets de capture et de stockage du carbone dans divers secteurs industriels, dans le cadre de l'initiative canadienne écoÉNERGIE sur la technologie.
18,7 millions de dollars provenant du gouvernement du Canada dans le cadre du programme Technologies du développement durable Canada pour une série de projets de pré-commercialisation dans le domaine de la capture et du stockage du carbone.


Un partenaire international actif et constructif

Reconnaissant qu'aucun pays ne peut agir seul pour faire face au défi des changements climatiques, le gouvernement du Canada travaille activement et de manière constructive avec ses partenaires internationaux par la voie de divers forums multilatéraux et bilatéraux.
 
Nous avons travaillé en collaboration avec d'autres Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques dans le but d'obtenir un résultat équitable, efficace et exhaustif à Copenhague. Ce résultat devra comporter une vision à long terme, tout en établissant un équilibre entre la protection de l'environnement et la prospérité économique. Un résultat à Copenhague devra également mobiliser toutes les grandes économies et appuyer une action ambitieuse à l'échelle mondiale.
 
Au Sommet du G8 tenu l'été dernier à L' Aquila, en Italie, le Premier ministre du Canada, Stephen Harper, s'est joint aux dirigeants du G8 pour reconnaître l'opinion scientifique générale selon laquelle l'augmentation de la température planétaire moyenne par rapport aux niveaux enregistrés avant la période industrielle ne devrait pas dépasser deux degrés Celsius. À cette fin, les dirigeants du G8 ont convenu de travailler ensemble pour atteindre une réduction de 50 p. 100 des émissions mondiales d'ici 2050.
 
En septembre, Jim Prentice, ministre de l’Environnement, a tenu une série de réunions partout au pays avec les premiers ministres et des ministres provinciaux et territoriaux afin d'échanger leurs points de vue avant la conférence de Copenhague. Ces réunions se sont révélées constructives et ont donné l'occasion d'examiner les synergies entre les approches fédérale, provinciales et territoriales en matière de changements climatiques. Le gouvernement continuera de consulter les gouvernements provinciaux et territoriaux au sujet des négociations internationales sur les changements climatiques. Le 25 novembre, le ministre Prentice a tenu une réunion en personne avec tous les représentants provinciaux et territoriaux de la délégation.
 
Le Canada a également participé activement au Forum des grandes puissances économiques, une initiative lancée en mars 2009 par le Président des États-Unis, Barack Obama, en vue de réunir les 17 plus grands émetteurs du monde entier, pour faire progresser les grandes questions prises en compte dans le cadre des négociations internationales sur les changements climatiques. Au sommet de ce forum tenu en juillet 2009, les dirigeants ont convenu de lancer le Partenariat mondial, une initiative destinée à accélérer les progrès dans le développement, le déploiement et la diffusion de technologies transformationnelles à faible intensité de carbone.
 
Le Canada est membre du Partenariat Asie-Pacifique sur le développement propre et le climat, un partenariat public-privé composé de sept pays – l'Australie, le Canada, la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée du Sud et les États-Unis – qui vise à accélérer la mise au point, le déploiement et la diffusion de technologies énergétiques propres. Nous avons récemment annoncé que nous investissons dans 19 projets de technologie propre dans le cadre du Partenariat, ce qui représente un investissement biennal de 8,4 millions de dollars dans des projets exécutés en Chine et en Inde.
 
De plus, le 6 décembre 2009, le Canada et la Chine ont signé un protocole d'entente sur les changements climatiques. Nos deux pays se concerteront dans une action mondiale à long terme afin de s'attaquer aux changements climatiques par l'atténuation et l'adaptation. Ce protocole d'entente renforcera la collaboration entre le Canada et la Chine dans certains domaines, tels que la conservation de l'énergie et l'efficacité énergétique, l'énergie renouvelable, la capture et le stockage de CO2, la récupération et l'utilisation du méthane et la gestion foncière durable.
 
Le Canada reconnaît qu'il est important que les pays en développement puissent s'adapter aux effets néfastes des changements climatiques. Pour cette raison, le gouvernement du Canada a apporté d'importantes contributions aux organisations multilatérales axées sur l'adaptation, notamment :
  • 318 millions de dollars, répartis de 2002 à 2010, par l'intermédiaire du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), dont environ le tiers a été réservé à des activités liées aux changements climatiques réalisées par la voie de ce fonds;
  • 100 millions de dollars accordés au Programme pilote pour la résistance aux chocs climatiques de la Banque mondiale répartis de 2008 à 2010, ce qui fait du Canada le plus important donateur de financement de subvention jusqu'à présent;
  • 13,5 millions de dollars pour le volets adaptation et technologie du Fonds spécial pour les changements climatiques;
  • 5,5 millions de dollars pour le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale du programme sur les enjeux concernant les changements climatiques, l’agriculture et la sécurité alimentaire.

Lors de la dernière réunion des chefs de gouvernement des pays du Commonwealth, tenue à Port of Spain, à Trinité-et-Tobago, le Canada a accueilli avec satisfaction la proposition visant à fournir un financement accéléré dans le cadre d'un accord exhaustif à Copenhague. Ce financement, auquel des pays contribueront, commencerait en 2010 et atteindra 10 milliards de dollars annuellement d'ici 2012. Les chefs du Commonwealth ont convenu que ce financement devrait permettre de cibler un appui à l'adaptation dans la plupart des pays les plus vulnérables, favoriser la recherche, le développement et le déploiement d'énergies propres ainsi que prendre des mesures visant à réduire les émissions découlant de la déforestation et la dégradation des forêts dans les pays en développement.
 
Plus près de nous, le Canada travaille avec les États-Unis pour aligner nos stratégies et établir des cibles et des objectifs réalistes. Plus tôt cette année, le Premier ministre Harper et le Président Obama ont lancé le Dialogue sur l'énergie propre afin d'accroître la collaboration en matière de science et de technologie énergétique propre visant à diminuer les gaz à effet de serre et à lutter contre les changements climatiques.
 
Le Canada travaille également en étroite collaboration avec les États-Unis en vue d'établir une norme nord-américaine unique sur les émissions de gaz à effet de serre et l'économie de combustible pour les véhicules de tourisme.
 
Dans la région, le Canada participe à des discussions avec les États-Unis et le Mexique sur des questions clés touchant les changements climatiques et l'énergie. Au Sommet des leaders nord-américains en août 2009, les dirigeants de ces trois pays ont convenu de collaborer dans un certain nombre de domaines, y compris la capture et le stockage du carbone, le brûlage à la torche et l'efficacité énergétique. Ils ont également convenu de travailler à l'établissement d'un réseau continental intelligent pour le XXIe siècle.


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