«Le Bloc québécois abandonne une bonne mesure environnementale, les agriculteurs et l’économie de certaines collectivités rurales du Québec. »
-Christian Paradis
Ottawa - Il y a quelques jours, à la surprise générale, le Bloc québécois revenait sur ses positions en affirmant qu’il allait maintenant voter contre le projet de loi C-33 qui imposera des cibles de contenu en biocarburants de 5% pour l’essence et de 2% pour le diesel. Cette stratégie, qui éliminera les réductions de gaz à effet de serre (GES) équivalent à celle produit par plus de 1 million de voiture, est bénéfique pour l’environnement, pour les agriculteurs et pour les régions. « En plus d’abandonner une mesure bénéfique pour notre environnement, le Bloc québécois abandonne les agriculteurs et l’économie de certaines collectivités rurales du Québec» s’est indigné le secrétaire d’État à l’Agriculture, Christian Paradis.
Pour Christian Paradis, les bloquistes ne peuvent rester cachés derrière cette prise de position aussi farfelue qui tente de jeter de la poudre aux yeux des Québécois. « André Bellavance et Ève-Marie Thaï Thi Lac - critiques du Bloc en matière d’Agriculture - devront répondre de leur changement de discours. Encore une fois au sein du Bloc québécois, les députés des régions ne semblent pas en mener très large» a martelé monsieur Paradis.
Mise au point sur la stratégie du gouvernement conservateur
Il est important de rappeler que, contrairement à ce que certains ont récemment laissé entendre, la production de biocarburants au Canada ne se fait pas au détriment de la production des aliments. « Après tout, même lorsque nous aurons atteint nos cibles en matière de biocarburants, 95 % des terres agricoles canadiennes actuelles continueront à produire des aliments » a expliqué monsieur Paradis.
Le gouvernement conservateur reconnaît qu’au-delà de la production des biocarburants actuels, le Canada doit continuer dans la production de la prochaine génération de biocarburants, comme l'éthanol cellulosique qui récupère les débris agricoles et forestiers comme la paille et les copeaux de bois. . « C'est pourquoi le gouvernement Harper investit 500 millions de dollars pour développer les technologies de pointe afin de produire la prochaine génération de biocarburants » a souligné le secrétaire d’État à l’Agriculture. Le secrétaire d’État Paradis a aussi réitéré que l’investissement dans le développement de nouvelles technologies sur les biocarburants, comme ceux qui peuvent utiliser les résidus des plants de maïs et retourner le maïs dans la chaîne alimentaire, contribuera non seulement à nos efforts contre les changements climatiques mais aura aussi un effet positif sur le plan économique pour nos familles, nos travailleurs et nos fermiers.
Rappelant que les prix des denrées alimentaires augmentent surtout en raison de la hausse extraordinaire de la demande dans des pays comme la Chine et l’Inde, de la faible récolte en Australie par exemple et des hausses importantes des prix de l’énergie, le secrétaire d’État à l’Agriculture a conclu en rappelant que « lorsque d’autres pays ont besoin d’aide pour combattre la faim, le Canada est au rendez-vous. Le gouvernement Harper investit des sommes colossales pour lutter contre la famine mondiale, comme en font foi les 230 millions de dollars accordés cette année dans les programmes d’aide alimentaire, faisant du Canada le deuxième plus important donateur au niveau international. »